Horshat Ha’Eqaliptus — חֹרְשַׁת הָאֶקָלִיפְּטוּס

Chanson israélienne classique (paroles : Ya’akov Orland, musique : Nahum Nardi, 1939), évoquant le kvoutsa de Kinneret au bord du Jourdain.

PhonétiqueFrançaisעברית
Kshè-Ima ba’a héna
yafa outse’ira
az Aba ‘al giv’a
bana lah bayit
halfou ha-avivim
’hatsi méa ‘avra
vetaltalim hafkhou séiva béinetayim
Quand Maman est venue ici,
belle et jeune,
alors Papa, sur une colline,
construisit pour elle une maison.
Les printemps ont passé,
un demi-siècle s’est écoulé,
et les boucles sont devenues blanches entre-temps
כְּשֶׁאִמָּא בָּאָה הֵנָּה
יָפָה וּצְעִירָה
אָז אַבָּא עַל גִּבְעָה
בָּנָה לָהּ בַּיִת
חָלְפוּ הָאֲבִיבִים
חֲצִי מֵאָה עָבְרָה
וְתַלְתַּלִּים הָפְכוּ שֵׂיבָה בֵּינְתַיִם
Aval ‘al ‘hof Yardén
kemo me-ouma lo qara
otah hadoumiya
vegam otah hataf’oura
horshat ha-èqaliptous
haguèshèr hassira
veréia’h hamalou’ah ‘al hamayim
Mais sur la rive du Jourdain,
c’est comme si rien n’avait changé,
le même silence
et aussi le même décor :
le bosquet d’eucalyptus,
le pont, la barque
et l’odeur d’arroche sur les eaux
אֲבָל עַל חוֹף יַרְדֵּן
כְּמוֹ מְאוּמָה לֹא קָרָה
אוֹתָהּ הַדּוּמִיָּה
וְגַם אוֹתָהּ הַתַּפְאוּרָה
חֹרְשַׁת הָאֶקָלִיפְּטוּס
הַגֶּשֶׁר הַסִּירָה
וְרֵיחַ הַמַּלּוּחַ עַל הַמַּיִם
Bashvil hiné yorèdèt
’adat hatinoqot
hém baYardén
yeshakhshekhou raglayim
gadlou hayeladim
oukhvar lamdou lissot
ouvnéi hane’ourim ‘hotrim bishnayim
Par là est passée
la ronde des petits,
dont les pieds
ont pataugé dans le Jourdain.
Les enfants ont grandi
et vite appris à nager,
et les jeunes gens nagent maintenant par deux
בַּשְּׁבִיל הִנֵּה יוֹרֶדֶת
עֲדַת הַתִּינוֹקוֹת
הֵם בַּיַּרְדֵּן
יְשַׁכְשְׁכוּ רַגְלַיִם
גָּדְלוּ הַיְּלָדִים
וּכְבָר לָמְדוּ לִשְׂחוֹת
וּבְנֵי הַנְּעוּרִים חוֹתְרִים בִּשְׁנַיִם
Mé’évèr laYardén
ra’amou hatotahim
vehashalom ‘hazar
bessof haqayits
vekhol hatinoqot
hayou la-anashim
veshouv ‘al haguiv’a héqimou bayit
Par-delà le Jourdain
les canons ont tonné
et la paix est revenue
à la fin de l’été.
Et tous les enfants
étaient devenus des hommes
qui, à nouveau, sur la colline, ont érigé des maisons
מֵעֵבֶר לַיַּרְדֵּן
רָעֲמוּ הַתּוֹתָחִים
וְהַשָּׁלוֹם חָזַר
בְּסוֹף הַקַּיִץ
וְכָל הַתִּינוֹקוֹת
הָיוּ לָאֲנָשִׁים
וְשׁוּב עַל הַגִּבְעָה הֵקִימוּ בַּיִת

J’ai retiré les marques de gras (accentuation tonique) et le lien de note de bas de page pour rester cohérent avec le format des autres fiches — dis-moi si tu voulais les garder d’une façon ou d’une autre (par exemple une note séparée expliquant que maluah est l’arroche des jardins).

Quand Maman est venue ici,Kshè-’Ima ba’a héna,כְּשֶׁאִמָּא בָּאָה הֵֽנָּה,
Belle et jeune,Yafa u-tse`ira,יָפָה וּצְעִירָה,
Alors, Papa, sur une colline,’Az ’Aba al givaאָז אַבָּא עַל גִּבְעָה
Construisit pour elle une maison.Bana lah bayit.בָּנָה לָהּ בַּֽיִת.
Les printemps ont passé,Halfu ha-’avivim,חָלְפוּ הָאֲבִיבִים,
Un demi-siècle s’est écoulé,Hatsi mé’a `avra,חֲצִי מֵאָה עָבְרָה,
Et les boucles sont devenues blanches entre-temps.Ve-taltalim hafkhu séva béyntayim.וְתַלְתַּלִּים הָפְכוּ שֵׂיבָה בֵּינְתַֽיִם.
Mais sur la rive du Jourdain,’Aval `al hof Yardénאֲבָל עַל חוֹף יַרְדֵּן
[C’est] comme si rien n’avait changé,Kemo me’uma lo qara,כְּמוֹ מְאוּמָה לֹא קָרָה,
Le même silence’otah ha-dumiyaאוֹתָהּ הַדּוּמִיָּה
Et aussi le même décor :Ve-gam otah ha-taf’ura:וְגַם אוֹתָהּ הַתַּפְאוּרָה:
Le bosquet d’eucalyptus,Horshat ha-’èqaliptus,חֹרְשַׁת הָאֶקָלִיפְּטוּס,
Le pont, la barqueHa-gèshèr, ha-siraהַגֶּֽשֶׁר, הַסִּירָה
Et l’odeur d’arroche* sur les eaux.Ve-réyah ha-maluah `al ha-mayim.וְרֵיחַ הַמַּלּוּחַ עַל הַמַּֽיִם.
Par-là est passéBa-shvil hiné yorèdètבַּשְּׁבִיל הִנֵּה יוֹרֶֽדֶת
La ronde des petits,`Adat ha-tinoqot,עֲדַת הַתִּינוֹקוֹת,
Dont les piedsHém ba-Yardénהֵם בַּיַּרְדֵּן
Ont pataugé dans le Jourdain.Yeshakhshekhu raglayim.יְשַׁכְשְׁכוּ רַגְלַֽיִם.
Les enfants ont grandiGadlu ha-yeladimגָּדְלוּ הַיְּלָדִים
Et vite appris à nager.u-khvar lamdu li-shot.וּכְבָר לָמְדוּ לִשְׂחוֹת.
Et les jeunes gens nagent [maintenant] par deux.U-vnéy ha-ne`urim hoterim bi-shnayim.וּבְנֵי הַנְּעוּרִים חוֹתְרִים בִּשְׁנַֽיִם.
Par-delà le JourdainMé-`évèr la-Yardénמֵעֵֽבֶר לַיַּרְדֵּן
Les canons ont tonnéRa`amu ha-totahimרָעֲמוּ הַתּוֹתָחִים
Et la paix est revenueVe-ha-shalom hazarוְהַשָּׁלוֹם חָזַר
À la fin de l’été.Bsof ha-qayits.בְּסוֹף הַקַּֽיִץ.
Et tous les enfantsVe-khol ha-tinoqotוְכָל הַתִּינוֹקוֹת
Étaient [devenus] des hommesHayu la-’anashimהָיוּ לָאֲנָשִׁים
Qui, à nouveau, sur la colline, ont érigé des maisons.Ve-shuv al ha-giva héqimu bayit.וְשׁוּב עַל הַגִּבְעָה הֵקִימוּ בַּֽיִת.